Un peu de moi, un peu de tout...
A little bit about me, a little bit about everything else...
Ravelry ID : Camelisou
Le mobile... pas comme dans mobile du meurtre, ni comme tant téléphone portable. Mais bien comme dans un mobile suspendu, des objets retenus ensembles par des fils et des tiges. Rien ne bouge. Puis, la brise fait frémir le mobile.
Si on immobilise un des items, les autres peuvent à peine bouger et de façon désordonnée, ils ne sont pas libres de leurs mouvements.
De la même façon, si on effleure qu'un seul item, souvent il ne bougera que très peu, mais les items à l'opposé, les plus éloignés, risquent de s'agiter comme des bouchons de liège sur une mer démontée. Et comme une vague, le mouvement se répercutera sur tous les fils et tiges, faisant danser tous les items par le simple effleurement d'un seul.
Nos émotions sont comme un mobile.
Toutes interreliées entre elles. Le blocage d'une seule de ces émotions risque de bloquer toutes les autres, mais surtout, le blocage d'une émotion dans une situation particulière risque de bloquer ensuite cette émotion dans toutes les situations. Paralysie. Mouvements désordonnés. Réactions en chaîne.
De la même façon, si on décide de débloquer une émotion ou travailler sur un aspect de notre vie, cela risque d'avoir des répercussions bien loin du point d'origine visé.
Choisir d'avoir confiance en soi, d'améliorer notre estime de soi, de s'aimer mieux, de ne plus s'aimer à travers le regard des autres, de ne plus avoir BESOIN des autres pour s'aimer et se valoriser dans notre travail, c'est super. Mais le hic, c'est que ça va aussi s'étendre aux relations interpersonnelles familiales, filiales, amicales, amoureuses, etc...
Ouch. On pensait que ça ne concernait que soi-même, et peut-être une ou deux personnes, puis finalement ce sont les fondements même de la plupart de nos amitiés et de nos relations amoureuses passées et futures qui sont remis en cause...
Je voulais être bien toute seule et mieux m'aimer, mais je ne voulais pas me ramasser toute seule à ce point. Mais en y pensant bien, je me rends compte que j'ai toujours été seule au fond. Puisque ces amitiés étaient à sens unique pour la plupart et me laissaient insatisfaite et déçue plus souvent qu'autrement. J'étais seule à l'école primaire, je fus seule au secondaire, au cégep, à l'université. On a confondu ma timidité et mon incapacité sociale avec une indépendance et une estime de moi-même que je n'ai jamais ressentie. Ma faute.
La différence aujourd'hui c'est que plutôt qu'être au milieu de gens à chercher leur attention, souhaiter faire partie d'un tout sans vraiment trouver ma place, maintenant je sais que je ne fais que passer, je suis pleinement consciente de n'en faire pas partie. Et je sais mieux maintenant comment faire pour en faire partie un jour, si jamais le coeur m'en dit. Pour le moment, je ne suis pas certaine que ça me le dit. Une indépendance et une confiance qui n'y étaient pas avant. Et j'y ajoute progressivement une certaine estime de moi, balbutiante pour le moment. J'essaie de mettre en oeuvre ce que j'ai toujours projeté inconsciemment. Adéquation entre ce que je suis et ce dont j'ai l'air. Yétait temps. 32 ans.
On m'a toujours vue comme étant au-dessus de tout, forte et indépendante, n'ayant besoin de personne, alors que c'était tout le contraire. J'étais si mal à l'aise, désespérée d'avoir des amis, faire partie de la gang. J'ai appris il n'y a pas si longtemps que chaque gang en question croyait que je faisais partie de l'autre gang. Presque personne ne savait que je me cachais en fait dans un coin... et celle qui le savait croyait que c'était pas indépendance et m'admirait pour ça ! faut-tu être loin de l'objectif visé !!!
Maintenant, je me sens mieux avec moi-même, plus confiante et indépendante, plus sereine. Je suis plus à l'aise d'entrer en contact avec les autres. Je suis de plus en plus à l'aise à laisser voir ma vraie nature. Je suis pas si forte que ça. Fonceuse, oui. Positive, oui. Ambitieuse, oui. Active, oui. Dynamique, oui. Passionnée, oui. Enthousiaste, oui. Indépendante ? non. Solide ? pas tant que ça. Confiante ? je travaille là-dessus. Je m'aime ? ouf. Vous n'avez pas une autre question ?
Alors comment aurais-je pu être moralisatrice et me penser au-dessus de qui que ce soit ? Et le paradoxe, c'est que ceux que j'admire le plus et auprès de qui je me sens le plus petite sont ceux qui croient que je les regarde de haut. Clash. Qui a raison, qui a tort ? Misconception. Seule moi peut régler le malentendu. Je travaille là-dessus.
Vous avez un blogue ? vous écrivez pour qui ?
Moi j'écris pour 2, dont moi-même en premier lieu. Et je sais que 2 ou 3 autres viennent faire leur tour de temps en temps pour prendre de mes nouvelles. J'ai pas de tag dans mon tag board, j'ai éliminé les commentaires à cause des spam, j'ai switché de l'anglais au français, du tricot aux états d'âme. Pourquoi publier ? pourquoi pas...